La lignée
Confrontée violemment au jugement je m’interrogeais… Samuel doit-il porter le prénom de son père?
Dans l’histoire de ma famille, beaucoup d’oppositions ont eu lieu en ce sens. « Il ne doit pas reconnaître l’enfant ».
La violence est ultime et l’histoire se brise. La lignée n’est pas établie et l’enfant ne compose pas avec. Est ce bien? Est ce mal? Pourquoi créer de telles fractures ?
La vraie liberté naît elle d’une possibilité de choisir, reconstruire, s’approprier… redéfinir, faire évoluer ou bien d’une porte fermée ?
Est ce que le vrai danger réside dans la vérité et l’acceptation de cet autre, le père ou dans son absence provoquée souvent par le rejet de la femme?
Décider pour l’enfant n’est ce pas le couper de ses propres choix? De l’amour instinctif qu’il va ressentir pour son papa ? Projeter sur lui sa propre histoire ? Un homme qui n’arrive pas à se définir comme un bon partenaire est-il forcement un mauvais père?
Une mère qui s’oppose au père montre t’elle l’exemple ? « J’ai choisi cet homme pour te faire mais je décide qu’il n’est pas bon pour toi donc je m’oppose à lui. » ou bien « je suis tombée enceinte par hasard et c’était une erreur, ce n’était pas LE bon.».
Ces discours sont difficiles et n’apportent pas d’ouverture… chaque enfant sera un jour adulte et fera ses propres choix. Guider, ouvrir, permettre de penser différemment, avancer, déconstruire, remettre en question voilà les valeurs importantes qui vont avec une lignée. Garder le meilleur ou certaines choses bancales qui la définissent et lui apporter une suite, un échange, une continuité. La lignée est un point de départ et si nous sommes seules c’est à nous d’œuvrer pour créer l’ouverture et permettre à notre enfant d’aller plus loin. De quel droit enlevons nous cette pièce du puzzle?
Pour Samuel, François Patrick Simon qui arrive!


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