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Ceux dont on ne parle pas.



Il y a des hommes dont on ne parle pas, on parle beaucoup des pervers manipulateurs mais peu de ce qui sont porteurs du syndrome d’asperger ou HPI ou HPE ou juste plusieurs à la fois… ceux pour qui le monde, les autres est un handicap, les relations un parcours du combattant… la vie passe à mille à l’heure parce que leur cerveau va vite, leur vision du monde est forte, belle, idéaliste mais se lasse vite. Les relations sont momentanément intenses puis le silence. Les colères se poussent, le repli se fait, l’engagement est une lutte. Ces hommes qui ont souffert d’une mère porteuse du syndrome, d’une vulnérabilité trop grande, d’une émotivité accrue et qui prenait tout l’espace vital sans le vouloir. Ces hommes qui ne savent pas vraiment coexister avec les femmes, ces femmes qui les fascinent, qu’ils aiment profondément mais qui leur font peur… peur viscéralement. Ils sont brillants, ils sont fascinants mais ils n’appartiennent à personne. Ils créent de l’ambivalence et détruise souvent sans le vouloir. La constance n’est pas possible… l’inconstance est un enfer. L’autre est source de problème qu’ils ne peuvent pas résoudre et devient ennemi…

Ces hommes ont bercé mes 35 ans, je les ai aimé corps et âme, je les ai attendu… voulu… désiré… compris… puis… le jour est arrivé ou j’ai dû me rendre à l’évidence que je ne pouvais rien construire en étant seule à tenir la relation, compenser les silences, les absences, les va et viens, les rejets, les colères, l’absence de désir sexuel, le désengagement. Je me suis documentée et mon esprit s’est éclairé sur le fait que JE N’ETAIS PAS RESPONSABLE… et alors que je quittais ce navire, celui qui m’avait bercé depuis mon propre père… au moment où je disais au revoir à ces âmes qui m’ont permis de comprendre autant qu’elles m’ont blessé… je tombais enceinte de l’un d’eux.


Mes 36 ans vont être fêtés, c’est un cadeau de la vie mais dans lequel je ne serai pas rejoins.


J’ai cru que j’allais restée bloquée dans le passé, que j’allais devoir faire avec. Que ma vie serait un enfer et que j’étais condamnée pour cette vie à ne vivre que ces relations sans engagement et fatigantes.


Puis j’ai compris. J’ai compris déjà qu’il s’agit de mon corps et de mon enfant. De mon choix à moi. Que le rejet du père, en tout cas du « non choix », lui appartient mais qu’il ne s’agit pas de moi et que je n’en suis pas la cause. À partir de là j’ai réouvert la porte à ce que je m’apprêtais à vivre, quitter le fameux navire (des neuroatypiques) et continuer mon repositionnement. Ne plus aller chercher l’autre, ne plus tenir ou créer le lien pour deux, ne plus palier aux manque de l’autre et donc choisir de laisser venir à moi une personne capable juste de me choisir pour une fois dans ma vie. Un homme capable du premier pas d’engagement (à ne pas confondre avec le syndrome « lune de miel »).


L’héritage est donc ouvert sur la disponibilité à choisir, à s’engager et à tenir. Voilà ce que je vais pouvoir transmettre. Une mère qui a compris et qui est en paix, est stable émotionnellement et transmet du calme, des réponses, de la vérité et une promesse d’équilibre… pas de le douleur, du remords, de l’incompréhension, des accusations et des peurs.


Maintenant place à la vie ❤️☀️






 
 
 

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